La journée de l’organisation de libération de la Palestine a été célébrée ce 26 mai au siège de l’ambassade palestinienne à Alger.
Le RCD a tenu à marquer sa solidarité par une délégation menée par son président Said Sadi et MM. Belabbas Mohcine et Hamid Lounaouci respectivement secrétaire national à la coordination et secrétaire national aux relations avec les institutions.
Invité à prendre la parole en premier, le responsable du RCD a déclaré que la solidarité avec le peuple palestinien est une double obligation pour tout patriote algérien.
« En tant qu’étudiant à l'époque, je peux témoigner que la pluralité politique qui a traversé le Mouvement palestinien a été une pédagogie qui a façonné la conscience politique de nombreuses générations d'algériens.
Sur un plan plus général, l’engagement s’impose à tout militant devant ce qui reste l’une des tragédies des temps modernes.
Aujourd’hui, la situation est complexe et difficile. Nous ne sommes pas là pour nous immiscer dans les problèmes internes palestiniens. Mais en tant que patriotes et démocrates nous devons être toujours aux cotés de l’Autorité palestinienne qui reste la seule instance légitime pour représenter et défendre les intérêts de son peuple.
Renforcer cette autorité équivaut à ramener la stabilité dans les rangs palestiniens et c’est la stabilité et la cohésion qui mènent à la victoire. »
Avant de conclure, le président du RCD a rajouté : « sur la question palestinienne au moins il y a un consensus en Algérie. Cet engagement sans faille doit être préservé. »
Intervenant après les représentants des autres partis politiques algériens, son Excellence l’ambassadeur a rappelé les grandes étapes du Mouvement national palestinien. Revenant à plusieurs reprises sur les développements actuels, il déclara : « l’unité est nécessaire mais elle doit se faire sur la base des fondamentaux qui ont structuré et animé les luttes de notre peuple. Les islamistes ne doivent pas oublier qu’ils n’ont pas pris part au lancement de notre combat. Ils sont apparus après l’Intifada. Le projet national palestinien était déjà structuré. C’est dans ce cadre que les sensibilités peuvent exister ».
Lutte plurielle en phase de guerre, conception laïque de l’Etat, option résolument progressiste, la cause palestinienne méritait de la part de la classe politique algérienne un niveau de représentation à la mesure des sacrifices consentis par ce peuple héroïque et des apports démocratiques dont elle est porteuse et qui ont bénéficié de nombreux courants politiques dans le Sud. Malheureusement, seul le RCD a été représenté par son président, les autres partis, quand ils ont répondus à l’invitation, n’ont envoyé que des membres subalternes.


