Lundi 16 Juin 2008
 
Contribution publiée par le quotidien El Watan
Par Hamid Lounaouci député RCD
16/06/2008

L’environnement économique mondial se caractérise aujourd’hui par une fluidité, une interconnexion et des volumes financiers qui ne laissent aucune place à l’improvisation. Selon le rapport de la Cnuced de 1997, la valeur totale des échanges mondiaux avait atteint 12 000 milliards USD et celle du volume du commerce international, en 2000, le chiffre de 6000 milliards USD.

Rapportée à des ratios mieux perceptibles, cette croissance dans les échanges des services, des biens et des flux financiers représente, selon le même rapport, une moyenne de 1850 milliards USD/hab. Il reste cependant que les écarts entre pays sont considérables. Ainsi, la valeur des exportations varie de 10 000 USD/hab en Europe à moins de 300 USD/hab en Afrique.

La moyenne algérienne par habitant dépasserait 2400 USD (en 2007) et chuterait à 160 USD hors hydrocarbures, soit la moitié de la moyenne africaine (in revue le Phare, septembre 2007). Si l’on pose un regard lucide sur la situation globale du pays, on ne peut pas faire l’économie d’une anticipation sur ce qu’il adviendrait si des perturbations brutales du marché venaient à faire chuter le prix du baril ou si nos capacités actuelles d’exportation venaient à être amoindries (cette hypothèse est d’ailleurs évoquée avec insistance par les observatoires de l’énergie). Conclusion : Désormais devenue récurrente, l’Algérie devra à l’horizon 2020 trouver non seulement de quoi nourrir ses populations mais aussi produire suffisamment de richesses pour faire face à une demande sociale incompressible et de plus en plus croissante (habitat, éducation, santé publique et autres services). Sans vouloir paraître alarmiste, le risque alimentaire est bien réel. Il doit, de ce fait, faire partie des préoccupations majeures des pouvoirs publics. C’est dire si la problématique du développement agricole se pose avec une acuité que nul n’a plus le droit d’ignorer.

La difficulté d’un développement alternatif aux hydrocarbures

Au vu de la fragilité sinon de l’inexistence d’un tissu économique dynamique et viable, notre pays se doit d’orienter un maximum de ressources vers des secteurs qui répondent aux urgences suivantes :

1. Assurer la sécurité alimentaire des populations.

2. Eponger un chômage devenu endémique et relever les niveaux de qualification.

3. Accroître et diversifier les productions et les services.

4. Viser des niches raisonnables d’exportation.

Pour aussi improbables que puissent paraître ces objectifs, au vu de la situation actuelle, il faut pourtant casser la morosité qui étouffe jusqu’à l’espoir. Au regard des potentialités de l’Algérie et hors industrie, le tourisme, l’agriculture et les PMI/PME y afférents constituent les piliers sur lesquels doit être assise cette mutation. Pour le premier secteur, aujourd’hui classé première industrie dans le monde, les réformes et la mise en place d’une politique efficiente demandent, même si la volonté politique existe, de nombreuses années. Deux à trois décennies sont même nécessaires pour créer un climat propice à l’accueil des touristes nationaux ou étrangers. Il faut le rappeler, l’activité touristique est le point de convergence de nombreux facteurs. L’aménagement du territoire, l’urbanisme, la sécurité, la formation des services performants et des infrastructures adéquates sont les conditions sine qua non qu’il faut prendre en charge bien en amont. Si l’on intègre ce qui relève de l’immatériel, à savoir la perception qu’a le citoyen algérien des visiteurs étrangers, on mesure le temps qu’il faut au secteur éducatif pour former une génération imprégnée de civisme et de tolérance. C’est dire l’ampleur du chantier dans un domaine où la concurrence ne laisse aucune chance à l’amateurisme. Osons le dire, dans l’état actuel de désorganisation qui caractérise les politiques publiques, le plus important est de préserver le potentiel touristique naturel afin d’éviter la prédation qui sévit aujourd’hui dans de nombreux secteurs, notamment celui du gâchis de l’urbanisme. Nonobstant des difficultés réelles, la mise en place d’une politique agricole audacieuse redonnera nécessairement une vocation économique à un secteur devenu otage de surenchères idéologiques, de la rente et des trafics en tous genres. Une question préjudicielle se pose alors : l’Algérie est-elle un pays agricole ? Abandonnons un instant le mythe de l’Algérie grenier de Rome et examinons quelques statistiques qui, même avec quelques réserves, sont édifiantes. Selon les propos du Pr H. Aït Amara, rapportés par Abdelmadjid Bouzidi, l’Algérie est le pays du Maghreb le moins doté en terres cultivables. Le ratio hectare cultivable/hab est de 0,26 contre 0,5 en Tunisie et 1 au Maroc. La démographie ascendante des années 1960, 1970 et 1980, le détournement du foncier agricole, l’érosion et l’absence de politique de mise en valeur ont contribué à faire baisser la disponibilité en terres cultivables, dans un pays où la population ne cesse d’augmenter et de se Iittoraliser. Selon le même auteur, qui reprend un classement international des populations que peut nourrir un pays avec ses propres terres, l’Algérie est classée au niveau 7 sur une échelle de 0 à 9. Nous sommes donc un pays à risque alimentaire élevé. La situation ira en s’aggravant en raison de l’exode rural continu qui vient augmenter la pression sur la sole agricole périurbaine. Ce phénomène, qui de manière connexe, a fini par déstabiliser l’embryon de citadinité de nos villes, risque à terme d’entraîner deux conséquences majeures :

1- Une saturation des villes dont ni les infrastructures, ni l’administration, ni les possibilités d’emploi, ni les conditions d’une vie décente ne sont en adéquation avec la nouvelle demande. L’explosion de la délinquance et de nombreux fléaux sociaux sont certainement, pour une partie, le résultat de cette urbanisation « forcée et brutale ».

2- L’aggravation de l’absorption d’une grande partie du potentiel agricole du Nord déjà fort contraint par la carte de répartition démographique naturelle de notre pays.

Le charcutage de la plaine de la Mitidja, des grandes plaines de l’Oranie comme celles de Annaba est un des exemples qui confirme l’échec de la politique économique et sociale menée jusque-là. L’inexistence d’une vision rationnelle de l’aménagement du territoire et le populisme érigé en mode de gouvernance ont créé une telle dysharmonie dans le développement que « le tropisme vers les villes » a été impossible à contrôler. Cette situation, il est vrai, a été aggravée par la terreur islamiste qui a conduit des centaines de milliers de familles à déserter les campagnes. A ce sujet, et selon un rapport de l’ONG global IDP Project (qui se présente comme un observatoire des déplacements internes dans le monde), il y aurait plus d’un million de personnes vivant dans les zones rurales, qui auraient été contraintes de quitter leur village. L’Union européenne estime, quant à elle, qu’il y aurait 1,5 million de déplacés. Il est cependant important de rappeler que le phénomène de l’urbanisation des terres agricoles ne vient qu’aggraver une situation déjà fort préoccupante du point de vue de la dépendance alimentaire. Le Pr Aït Amara rapporte que 80% des besoins en céréales et 2 calories sur 3 consommées sont importées.

La facture alimentaire qui a explosé en une décennie dépasserait, en 2007, 4 milliards de dollars US, dont plus de 60% pour les seuls céréales et produits laitiers. Lorsque l’on sait que l’ensemble de nos importations sont en totalité payées par les recettes des hydrocarbures, (dont les prévisions les plus sérieuses annoncent un déclin à l’horizon de 2020), on mesure la nature et l’inexorabilité du risque. Plus inquiétant, la tendance mondiale à la recherche de sources d’énergies alternatives et à la préservation de l’environnement va inévitablement induire une concurrence de plus en plus forte sur l’agriculture destinée à la consommation humaine. Si elle venait à se confirmer dans les prochaines années, cette tendance impliquerait une baisse de l’offre mondiale et une hausse des cours. A ce sujet, Jean Ziegler (rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation) estime que la production massive de biocarburants constitue « un crime contre l’humanité ». Il avertit : « Le monde se dirige vers une longue période d’émeutes et de conflits liés à la hausse des prix et à la pénurie des denrées alimentaires. » Rapportée à notre région, l’Afrique du Nord, cette situation risque non seulement d’être plus grave, mais ses effets dévastateurs vont se faire sentir plus vite qu’ailleurs, en raison des changements climatiques qui entraînent des cycles de sécheresse plus longs mais aussi plus rapprochés. Le constat est sans appel. Ni l’état actuel de nos potentialités agricoles, ni l’environnement international ne prêtent à l’optimisme. L’enjeu alimentaire est vital et les nécessaires politiques agricoles doivent être autrement plus audacieuses et rigoureuses que celles énoncées dans le PNDRA ou le récent projet, portant loi d’orientation agricole. Aussi sévères que puissent paraître certaines constatations, elles sont pourtant bien réelles. Secouée par de multiples réformes, toutes inspirées par les idéologies du moment, l’agriculture algérienne, au même titre que les structures sociales qu’elle détermine, a subi nombre de transformations juridiques. Autogestion, révolution agraire, loi sur l’accession à la propriété foncière (13 août 1983), loi sur la réorganisation du secteur agricole public (30 juin 1984), loi d’orientation foncière (18 novembre 1990), décrets exécutifs (97-483/97-484/97-490), se sont succédé et ont tous abouti à une addition d’échecs.

L’attention du législateur s’est exclusivement focalisée, pendant trois décennies, sur le secteur public, dit socialiste, marginalisant de fait un secteur privé qui représente les 2/3 de la surface utile. L’inopérance des politiques collectivistes, le sous encadrement, la bureaucratisation de la fonction agricole, la mise sous tutelle de la commercialisation ont fini par dévitaliser une activité, déjà fortement pénalisée en amont (irrigation, mise en valeur, protection phyto et zoo sanitaire). Le résultat est connu de tous. En 1971, l’Algérie exportait près d’un million de tonnes de productions agricoles (dont 80% de primeurs), chiffre qui n’a été égalé par le Maroc qu’en 2000. Le liège, les dattes, les peaux, les vins et autres produits vinicoles étaient des marchandises courantes à l’exportation. Les labels « produits d’Algérie » étaient reconnus sur les marchés internationaux. Une décennie de politique agricole doctrinaire aura suffi pour que notre pays soit importateur d’un milliard d’œufs, de six millions de tonnes de céréales, de plus de 250 000 tonnes de viande, de 300 000 tonnes de légumes secs et de centaines de tonnes d’agrumes (in revue le Phare septembre 2007). Il serait aujourd’hui présomptueux, au regard de la situation actuelle, de vouloir se fixer des objectifs d’exportation. L’enjeu primordial étant d’augmenter le ratio de production /per capita et de réduire la dépendance alimentaire des Algériens. Le défi d’une restructuration profonde du monde agricole ne peut plus être différé. L’ensemble des réformes menées depuis 1987 à ce jour ont délibérément évité le nœud gordien du problème, à savoir le statut juridique des terres agricoles publiques, dont nous ne citerons que les plus importantes.

A/Les terres issues de la restructuration des domaines autogérés

Pour l’essentiel, actuellement organisées en EAC/EAI, ces terres regroupées sous ce statut juridique représentent le tiers de la surface utile nationale (environ 2,8 millions d’ha). II faut rappeler que pour des raisons historiques, il s’agit du potentiel le plus fertile et le plus apte à recevoir la modernisation qu’appelle une intensification, devenue incontournable. L’organisation actuelle des terres agricoles du domaine public a ignoré, à ce jour, deux dimensions essentielles se rattachant à la relation paysan/terre.

1- Le désir de possession lié au principe économique de détention d’un bien négociable.

2- Le souhait des exploitants de voir consacrés leurs droits dans la pérennité de la propriété familiale. Le fait que ces deux réalités aient été éludées a entraîné un nouveau comportement basé sur le profit immédiat. Suite logique, les exploitations ont été abandonnées lorsqu’elles n’ont pas fait l’objet de transactions douteuses (sous-location, morcellement, ventes illégales). D’immenses superficies sont ainsi laissées en jachère aggravant de fait la situation d’un tissu de production déjà fortement perturbé. Un potentiel important est figé, mis à l’écart des possibilités de développement et se détériore d’année en année, en raison des tergiversations et du manque de lucidité qui caractérisent l’action gouvernementale.

B/ Les terres steppiques

Représentant plus de 20 millions d’hectares, où vivent plus de 5 millions d’habitants et où sont nourris près de 13 millions d’ovins, ces terres ont été l’objet de multiples lois et d’une superposition de statuts. La gestion de ces terres s’est aggravée par la dépossession des communautés de leurs droits ancestraux, alors que l’Etat s’est avéré incapable d’encadrer et de protéger ces territoires. La steppe est ainsi ouverte à toutes les

spéculations, avec les conséquences que l’on sait sur cet écosystème, déjà très fragile.

C/ Les terres de montagne

Considérée, à tort, comme le parent pauvre du secteur, l’agriculture de montagne n’a été à ce jour l’objet d’aucune mesure majeure des pouvoirs publics. Très largement présente en raison de la nature même de nos reliefs, cette agriculture, qui constitue à elle seule un vrai système de production, est en dehors de quelques opérations ponctuelles dans un état d’abandon quasi général. L’élevage bovin et caprin, la cuniliculture, l’apiculture, l’oléiculture et les productions fruitières sont autant d’activités à forte valeur ajoutée qui contribuent directement à :

• lutter contre la précarité qui touche de plus en plus de ménages ruraux ; • participer à l’effort de production ; • restituer à la fonction agricole sa noblesse et rendre attrayante la vie dans les communautés rurales ; • créer de l’emploi, y compris indirect, par la multiplication de PME liées à ce système de production (fromageries, unités de conditionnement, valorisation de sous produits ...).

D/ La désertification

Ce phénomène, devenu souci planétaire et préoccupation centrale de nombreuses organisations internationales sous l’égide de l’ONU, touche notre pays de manière très forte mais ne semble pas inquiéter outre mesure nos dirigeants. Visible, même à l’échelle de la vie d’un homme, la progression du désert menace jusqu’aux terres côtières. Le barrage vert, initiative louable en soi, géré de manière volontariste et imprégné d’une forte dose d’idéologie, est resté dans sa conception et sa réalisation inaccessible à la science et à la rationalité. L’échec de l’œuvre qui s’est conjuguée à une gestion calamiteuse de la steppe se mesure aujourd’hui dans les Hauts-Plateaux par une rupture des équilibres écologiques qui menacent non seulement la faune et la flore mais aussi la pérennité de notre élevage et son système de production extensif. La confusion générale qui entoure la propriété foncière agricole et l’instabilité qui en découle créent, par delà le monde agricole, une somme de problèmes qui non seulement déséquilibrent l’économie nationale mais aussi et surtout les structures sociales. C’est à cette périlleuse situation qu’il s’agit de répondre à travers la définition d’une nouvelle politique fondée sur la stabilité et la viabilité des exploitations et ayant pour objectifs :

1. L’encadrement et l’organisation de la fonction.

2. La stabilisation des populations rurales.

3. La construction d’unités économiques capables d’intégrer les innovations technologiques et les progrès biologiques.

4. La réponse aux besoins sans cesse croissants des populations.

5. Le développement d’une industrie agro-alimentaire dynamique.

6. La recherche de niches d’exportation possibles et réalisables.

Comme on peut le constater, la décision est d’abord politique. La mise en place des règles devant permettre de construire une agriculture moderne passe, outre une privatisation transparente, (ou des concessions de longue durée) par une implication permanente des services de l’Etat dans leurs missions régaliennes. Le contrôle de l’usage des terres, la protection de l’environnement, les protections phytosanitaires et zoosanitaires et l’encadrement de la profession ne devant être déléguées à aucune autre autorité.

L’état de sous développement qui caractérise notre agriculture est à ce point grave, que sans une vraie politique d’Etat débarrassée des pesanteurs idéologiques, il est illusoire de vouloir dynamiser un secteur avec des réformes détachées d’une stratégie plus globale. Fondamentalement, l’agriculture algérienne est caractérisée aujourd’hui par une somme de problèmes liés aussi bien aux conditions naturelles qu’à une désorganisation chronique.

1. La taille des exploitations (75% ont moins de 8 ha)

2. Plus de 50% des exploitations ne sont pas titrées et pour la plupart sont dans l’indivision.

3. La désertification, conséquence de l’inadaptation des systèmes de production, qui menace jusqu’aux terres telliennes.

4. La mise en valeur très largement en dessous du potentiel existant.

5. Le faible niveau d’encadrement.

6. L’inexistence d’un marché du foncier qui favorise les transactions occultes.

7. Des capacités d’irrigation très faibles. Pour ce dernier point et à titre indicatif, notons que l’ensemble des terres irriguées ne représente pas plus de 7% de la surface agricole utile (350 000 ha, selon les sources du ministère de l’Agriculture) et que moins de 9000 ha sont équipés en système économisant l’eau. S’il faut signaler que des efforts ont été faits dans le domaine de la grande hydraulique, il reste cependant que l’incontournable intensification de notre agriculture est intimement dépendante de la densité des réseaux d’irrigation. Région fortement exposée aux risques de sécheresse, l’Algérie se doit de compenser, par une vraie politique de l’eau, une pluviométrie faible et irrégulière (seule la petite bande littorale est située au-dessus de l’isohyète 500 à 800 mm/an). Réhabilitation et construction de réseaux, formation et vulgarisation sur les techniques d’irrigation, multiplication d’ouvrages de moyenne et de petite hydraulique sont autant de chantiers qu’il faut prendre en charge pour permettre une augmentation de la productivité des terres. Le simple examen de cette caractérisation démontre que si le problème de la propriété foncière est encore une fois éludé, les sommes faramineuses injectées dans des « réformes spectacles » ne serviront qu’au développement de la corruption et du détournement, comme c’est le cas du scandale lié aux concessions agricoles. L’absence de titres de propriété, la non-identification des exploitations, la difficulté de mise en place de crédits bancaires, le manque d’études pour la définition de zones agro-pédologiques et l’inexistence de mécanismes d’appui pour les cultures, dites stratégiques, créent de fait un désordre budgétivore de nul effet.

A l’instar d’autres activités économiques, gagnées chaque jour davantage par la paralysie, le monde agricole appelle d’abord une décision politique. L’assistanat, érigé en mode de gestion économique et social, a fait long feu. L’impatience des pans déclassés de la société fait irruption de manière violente et de plus en plus fréquemment. La manne financière actuelle et son effet soporifique risquent de n’être d’aucun secours à moyen terme. A la croisée de l’économie, du social et de l’aménagement du territoire, la crise de l’agriculture dévoile mieux que tous les autres secteurs l’impasse algérienne. Les conséquences multiformes que révèle le marasme agricole éclaire, a contrario, sur la multiplicité des décisions qu’appelle son émancipation. La solution ne peut être ni catégorielle ni conjoncturelle. Le déclin de notre agriculture est le témoin le plus sensible et le plus visible de l’absence de perspective nationale. La refonte de l’Etat ne peut être différée. C’est la seule question qui doit être à l’ordre du jour.

Par Hamid Lounaouci

publié par Mouloud Oubekkou dans: rcd-souk-ahras

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