Problème: le cours du lait, comme ceux d’un certain nombre de matières premières, connait des flambées inégalées et pousse les pays occidentaux à augmenter leur propre production.
Tous les acteurs économiques concernés par ce dossier savent qu’il est quasiment impossible de trouver sur le court terme une vache laitière sur le marché. Il n’ya que notre ministère pour ignorer une telle information et passer commande d’un produit introuvable.
Le ministère de l’Agriculture aurait pu s’informer auprès des attachés commerciaux de nos ambassades. Ces derniers, il est vrai, ont entre autre pour mission de renseigner spontanément les départements ministériels sur les cours des produits stratégiques et éventuellement les alerter sur les pénuries qui les caractérisent.
Le ministère de l’Agriculture n’a pas sollicité nos attachés commerciaux. Ces derniers n’informent pas le gouvernement. Et nous, vaches, nous continuons à critiquer.
1) ne dialoguer qu'avec les élus du peuple;
2) ne travailler qu'avec les associations adoubées par le pouvoir qui peuvent empêcher toute révolte, assimilant du même coup associations et milices.
3) tirer enseignement des évènements de Berriane qui sont l'œuvre de ...4 internautes (si si…vous avez bien lu) que la police a arrêtés et que le problème est réglé. Il suffirait donc au nouveau wali de Chlef de se mettre à l'informatique.
Naturellement tous les partis ont été invités à l'installation sauf le RCD dont le ministre a ignoré et les responsables et les élus.
La veille, le PAPW a appelé Mr Yacoubi et quatre membres de la coordination des associations des sinistrés pour leur demander de dénoncer publiquement le RCD en contre partie de quoi ils verront aussitôt leurs doléances satisfaites.
Les représentants des dites associations l'ont remis en place sur le champ.
Quand on vous disait que dans notre beau pays le niveau des citoyens est supérieur à celui des dirigeants !!
Et vive la République
La journée de l’organisation de libération de la Palestine a été célébrée ce 26 mai au siège de l’ambassade palestinienne à Alger.
Le RCD a tenu à marquer sa solidarité par une délégation menée par son président Said Sadi et MM. Belabbas Mohcine et Hamid Lounaouci respectivement secrétaire national à la coordination et secrétaire national aux relations avec les institutions.
Invité à prendre la parole en premier, le responsable du RCD a déclaré que la solidarité avec le peuple palestinien est une double obligation pour tout patriote algérien.
« En tant qu’étudiant à l'époque, je peux témoigner que la pluralité politique qui a traversé le Mouvement palestinien a été une pédagogie qui a façonné la conscience politique de nombreuses générations d'algériens.
Sur un plan plus général, l’engagement s’impose à tout militant devant ce qui reste l’une des tragédies des temps modernes.
Aujourd’hui, la situation est complexe et difficile. Nous ne sommes pas là pour nous immiscer dans les problèmes internes palestiniens. Mais en tant que patriotes et démocrates nous devons être toujours aux cotés de l’Autorité palestinienne qui reste la seule instance légitime pour représenter et défendre les intérêts de son peuple.
Renforcer cette autorité équivaut à ramener la stabilité dans les rangs palestiniens et c’est la stabilité et la cohésion qui mènent à la victoire. »
Avant de conclure, le président du RCD a rajouté : « sur la question palestinienne au moins il y a un consensus en Algérie. Cet engagement sans faille doit être préservé. »
Intervenant après les représentants des autres partis politiques algériens, son Excellence l’ambassadeur a rappelé les grandes étapes du Mouvement national palestinien. Revenant à plusieurs reprises sur les développements actuels, il déclara : « l’unité est nécessaire mais elle doit se faire sur la base des fondamentaux qui ont structuré et animé les luttes de notre peuple. Les islamistes ne doivent pas oublier qu’ils n’ont pas pris part au lancement de notre combat. Ils sont apparus après l’Intifada. Le projet national palestinien était déjà structuré. C’est dans ce cadre que les sensibilités peuvent exister ».
Lutte plurielle en phase de guerre, conception laïque de l’Etat, option résolument progressiste, la cause palestinienne méritait de la part de la classe politique algérienne un niveau de représentation à la mesure des sacrifices consentis par ce peuple héroïque et des apports démocratiques dont elle est porteuse et qui ont bénéficié de nombreux courants politiques dans le Sud. Malheureusement, seul le RCD a été représenté par son président, les autres partis, quand ils ont répondus à l’invitation, n’ont envoyé que des membres subalternes.
L’APN s’apprête à adopter trois projets de Loi : le premier amendant et complétant la Loi 90-30 relative au domaine national; le deuxième amendant et complétant la Loi 85-05 relative à la protection et à la promotion de la santé; le troisième fixant les règles de mise en conformité des constructions en vue de leur achèvement.
Les parlementaires du RCD ont décidé de voter contre l’adoption des projets en question parce que, dans l’ensemble, il s’agit de trois propositions de Loi qui ont trait à des aspects fondamentaux de la vie nationale et pour lesquels il est proposé des amendements purement techniques et restrictifs. Les questions de fond que ces projets devraient amener sont évacuées au profit de mesures superficielles.
Ces projets illustrent, on ne peut mieux, l’absence d’une stratégie politique globale et cohérente et le refus par l’actuel Exécutif d’un débat de fond sur des questions d’intérêt national.
Le projet relatif à la Loi domaniale dévoile la remise en cause de la gestion des biens domaniaux par les pouvoirs publics et, tel que stipulé par l’article 4 du projet en question, du principe constitutionnel de l’incessibilité, l’inaliénabilité et l’inviolabilité d’une partie du territoire national.
Plus grave encore, ce projet de Loi renvoie dans plusieurs de ses dispositions à des textes réglementaires dont la teneur et la finalité restent inavouées. L’article 9 renforce les compétences de l’Exécutif, notamment celles du Wali, dans la gestion des biens de l’Etat au détriment des instances élues.
Le deuxième projet se limite, quant à lui, à l’amendement du chapitre relatif aux médicaments et aux dispositifs médicaux et ignore le débat de fond, en particulier le droit des citoyens à accéder aux soins élémentaires garantis par la Constitution et le chapitre III de la Loi de 1985. Le désengagement de l’Etat du service public de la santé est de plus en plus flagrant. Une Réalité que tente de voiler le projet proposé par le gouvernement qui, par ailleurs, traite exclusivement de l’aspect technique de la gestion du médicament.
Le troisième projet atteste de l’imprévoyance et de l’impuissance de l’Etat à concevoir et à gérer une politique urbanistique capable de prévenir des dérives qui dénaturent notre environnement.
Nul doute que ce projet est un coup de force qui propose une vente concomitante dans le règlement des problèmes de simples citoyens avec ceux des privilégiés du système. Cette confusion des situations omet volontairement l’évaluation des dégâts et la défaillance des structures chargées de la gestion de ce domaine. Elle risque en conséquence d’hypothéquer définitivement les règles de l’urbanisme.
De toute évidence, ce projet invite le parlement à légitimer des situations de non droit et à valider des voies de fait résultant du laxisme et de l’irresponsabilité des pouvoirs publics qui ont caractérisé les gestions antérieures.
Alger, le 27/05/2008
Le soixante-et-unième festival de Cannes qui se termine aujourd’hui est marqué par nombre de productions politiques et sociales dont certaines postulent à la Palme d'or.
Après son intervention au Zénith de Paris à l’occasion du meeting organisé contre les tests ADN imposés aux familles d’émigrés, Said SADI a été invité le 17 mai au festival de Cannes à l’occasion de la projection du film du réalisateur Daniel Leconte « c’est dur d’être aimé par des cons » qui relate la genèse et les manœuvres qui ont accompagné la publication de caricatures d’un journal danois.

Conférence de presse précèdant la projection du film
De g à d: Cabu (dessinateur), C. Fourest (journaliste), L.Joffrin (directeur Libération), D.Leconte (réalisateur), Ph. Val ( directeur C.Hebdo), Me Malka (avocat), S.Sadi, Me F. Szpiner (avocat).
La traditionnelle montée des marches à laquelle a participé le responsable politique algérien a vu se regrouper des intellectuels comme Bernard Henri Lévy, le Tunisien Abdelwahab Meddeb, les cinéastes Lanzmann et D. Leconte, les avocats de la mosquée de Paris et du journal Charlie Hebdo, des journalistes comme Denis Jeanbar, ancien directeur de l’hebdomadaire l’Express et Laurent Joffrin, directeur du quotidien Libération.
« Je suis là car en plus de mener un combat politique sur le terrain, il faut assurer la présence de l’Algérie dans ces moments de déshérence intellectuelle partout où sont débattues les grandes questions qui nous concernent », dira Said Sadi à un journaliste algérien venu de Genève pour couvrir le festival.
Avant la montée des marches, Said Sadi a participé à une conférence de presse et une émission organisée par la télévision du festival. Durant ces deux interventions, le président du Rcd a estimé que « vouloir distinguer les musulmans par une forme de condescendance qui en ferait des êtres immatures incapables de discerner l’agression de l’ironie, qualité reconnue aux autres croyants, est une forme de ségrégation qui choque et blesse tout musulman soucieux de respect et de considération. Il est bon que ce débat ait lieu, d’autant que les deux parties sont présentes et discutent ici en toute sérénité. »
Poursuivant son analyse Said Sadi explique : « les despotes du sud qui ont inspiré, quand ils ne les ont pas organisées, les manifestations au motif que la dignité de leurs ressortissants était atteinte oublient que ce sont eux qui humilient quotidiennement leur peuple. Une fois de plus il ne s’agit pas de protéger le culte mais de confisquer le pouvoir par des procédés manœuvriers qui dégradent la religion et piègent la compétition politique par la surenchère religieuse qui fait la part belle aux intégristes. Or, ajoutera Said Sadi, le défi qui se pose à nous est précisément de libérer l’islam de l’intégrisme.»
.gif)
Après la montée des marches
De g à d: S.Sadi, F. Szpiner (avocat de la mosquée de Paris), D.Leconte (réalisateur)
Avant la projection à laquelle a assisté le cinéaste américain Michael More, les animateurs, par la voix de maître Malka, ont dédié le film « à Said Sadi et tous ceux qui luttent pour que la tolérance et la liberté émergent et vivent partout où elles sont menacées.»


