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Samedi 24 Mai 2008
L’APN vient d’envoyer à Berriane un groupe de députés de la coalition présidentielle sur ordre de l’exécutif et à l’insu des autres parlementaires. L’envoi de cette délégation obéit à une double manœuvre.
D’une part, le bureau de l’Assemblée n’a pas daigné informer les parlementaires sur une mission qui les engagent ; d’autre part l’opinion publique est induite en erreur quant aux objectifs assignés à cette équipe.
Faute de n’être ni associé ni informé sur cette action, le groupe parlementaire du RCD est réduit à l’interprétation de rumeurs circulant dans les couloirs de l’Assemblée. Selon diverses indiscrétions, les députés envoyés à Berriane ont pour mission de procéder à l’évaluation financière des dégâts subis par cette ville.
Le RCD rappelle que le dédommagement est le minimum dû à des citoyens victimes d’un laxisme récurrent de l’Etat. Sur le fond, la commission d’enquête parlementaire à laquelle œuvre le RCD a pour mission de dévoiler les tenants et les aboutissants du drame qui a endeuillé Berriane.
Une telle démarche implique une commission constituée dans la transparence et selon les normes établies par l’institution parlementaire tant du point de vue des conditions de sa constitution et de sa composition que de ses objectifs.
publié par Mouloud Oubekkou dans: rcd-souk-ahras
Vendredi 23 Mai 2008

Déclaration préliminaire de la conférence

de presse de SAID SADI le 21mai 2008

 

L’affaire Berriane signe un basculement inédit dans la gestion népotique de l’Etat.
Trois affrontements en deux mois dans une même ville. Bilan : trois morts, des dizaines de maisons incendiées, des milliards de dégâts et, surtout, des ressentiments intercommunautaires qui mettront longtemps, très longtemps à cicatriser.
Comment en est en arrivé là ? Comment mais surtout pourquoi ?
La thèse de tensions entre communautés mozabite et arabophone semble retenue et validée.
Rien n’est moins sur.
S’il est vrai que des troubles opposants les deux communautés ont existé par le passé, il reste à relever des actes qui distinguent les derniers évènements de ceux des décades précédentes. Jusque là, les affrontements n’ont jamais touché des familles. Cette fois tout est fait pour mener à l’irrémédiable.
Par ailleurs, si l’on peut admettre que le pouvoir local a pu être surpris une fois, il est difficile de comprendre comment des autorités averties d’une situation potentiellement si dangereuse ait laissé se reproduire de tels déchaînements de violence et, pire, retardé à chaque fois l’intervention des forces de sécurité jusqu’à ce que le pire advienne.
Sur ce point au moins et hormis les quelques titres aux ordres, tous les observateurs ont constaté à chaque crise une volonté des autorités de laisser pourrir la situation.
Toutes les décisions ou actions entreprises ont contribué à relancer le conflit.
Comment peut-on affirmer d’un inculpé qu’il est coupable de meurtre et le condamner à cinq ans de prison ? 
Comment les renseignements généraux n’ont-ils pas anticipé des troubles à rebondissement dans un pays où les moindres faits et gestes sont repérés et signalés ?
Comment a-t-on refusé de constituer une commission d’enquête exigée par les deux communautés pour faire la lumière dès le départ sur les faiblesses et les insuffisances patentes des autorités ?
Comment est-ce qu’une commission d’enquête initiée par des militants du Rcd et des citoyens neutres et crédibles a-t-elle abouti en trois semaines à identifier des auteurs et des facteurs en relation directe avec les crimes commis et que l’Etat avec sa logistique n’a-t-il ni éclairé la crise ni prévenue son aggravation ?
Comment ? Comment ? Comment ?
Il faudra probablement, pour pouvoir répondre à cette question, s’interroger sur le pourquoi.
Qu’il s’agisse de Berriane ou de Chlef, des éléments d’analyse similaires s’imposent à la lecture et dévoilent une dérive administrative inconnue jusque là dans le service public algérien.
Dans les deux villes les responsables locaux ont différé l’intervention des services de sécurité jusqu’à provoquer le maximum de dégâts.
Dans les deux villes les responsables locaux, sortant de leur obligation de réserve, ont toujours attaqué le Rcd avant de chercher à l’impliquer dans les violences qu’ils ont générées par leur laxisme et leurs manipulations.
A Chlef l’ex-wali avait carrément empêché les candidats du Rcd de déposer leur dossier lors des dernières élections locales. A Berriane la wilaya a illégalement rejeté des listes du Rcd qui a du en déposer d’autres avant d’enlever l’APC de Berriane.
Dans les deux wilaya, les responsables locaux refusent toute composition avec les élus du Rcd.
Les tentatives de manipulations des populations visant à les entraîner dans des réactions d’hostilité « contre les étrangers » ont eu lieu dans les deux villes. Les conséquences ont été moins graves à Chlef où l’homogénéité sociologique n’a pas permis d’alimenter des affrontements entre différents groupes sociaux.
Aujourd’hui, les notables mozabites et arabophones déplorent le drame de Berriane.
Non, l’origine du drame de Berriane ne vient pas des oppositions entre communautés. Les anciennes rancoeurs sont instrumentalisées pour masquer un plan diabolique de règlement de compte politique.
Il est établi que des étrangers à la ville ont été introduits et qu’ils ont agi cagoulés et en toute impunité.
Leur base de départ et leur relais locaux ont toujours été situés dans des anciens réseaux terroristes.
L’un des principaux acteurs, qui n’a jamais été entendu, n’est autre qu’un ancien gendarme révoqué par son corps d’origine dans les années sanglantes et qui a été récupéré par l’un des responsables locaux comme expert chargé de la sécurité. Gestionnaire occulte dans diverses affaires, il se répand en menaces et appels à la désobéissance contre les nouveaux élus dès qu’il a constaté leur volonté d’ouvrir nombre de dossiers où il était impliqué.
Les évènements de Berriane et de Chlef révèlent dans le sang un asservissement de l’administration par le tribalisme et leur prolongement maffieux.
Reste une question. Si la première explosion de Berriane peut être imputée aux manœuvres des responsables locaux, il est permis de considérer que les évènements suivants ne pouvaient pas échapper au pouvoir central.
Dans d’autres pays le chef de l’Etat intervient sur le champ dans des situations moins tragiques, des ministres démissionnent pour moins que cela et des sanctions tombent avant que le pire n’arrive.
Aujourd’hui des centaines de familles ont abandonné leur maison et dorment en pleine nature.
Aucune structure de l’Etat ne s’est manifestée pour prêter assistance à des victimes d’un Etat qui a été incapable de les protéger. Ce qui est naturellement fait pour une catastrophe naturelle s’impose d’autant plus que l’on est face à un séisme politique. Le message délivré est clair : ces populations doivent être punies. De quoi ?
Imprévoyance, démission, abandon et provocation; trop de fautes ont été commises à Berriane pour relever du hasard.
Le Rcd fera tout pour constituer une commission d’enquête parlementaire et dévoiler les objectifs des instigateurs de ces crimes.
Ce qui s’est passé à Berriane a endeuillé et traumatisée les populations locales. Mais ces évènements sont un signal alarmant pour la crédibilité et la stabilité des institutions.
C’est pour cela qu’il faut tout faire pour que l’Algérie connaisse les tenants et les aboutissants de cette terrible épreuve imposée à la nation.

Je vous remercie.

 

 

 

 



  Les élus locaux à l’école du RCD
Une délégation du parti présente au procès de M.Yacoubi
Ecole de formation du RCD
Suite à la saisie du ministre de la santé par Djamel Ferdjellah
Tahar BESBAS à l’inauguration du siège du SNAPAP à Msila

 
 
publié par Mouloud Oubekkou dans: rcd-souk-ahras
Lundi 18 Février 2008
 

A toutes les militantes et militants à toutes les sympathisantes et sympathisants à toutes les Algériennes et Algériens qui savent que le changement est nécessaire, opportun et maintenant inéluctable. 

 

En cette veille de commémoration du 19éme anniversaire du Rassemblement, je voudrais, en mon nom personnel et au nom du Secrétariat National, saluer chacune et chacun d’entre vous.

Vous qui avez maintenu sur le terrain et quotidiennement  le cap de la loyauté envers nos amis disparus, de la fidélité aux principes qui fondent notre combat et  du courage qui sème l’espoir dans un pays habité par le doute, soumis à l’arbitraire et, bien souvent, gagné par le renoncement, constatez enfin les fruits de vos sacrifices.

Tenir dans la durée et garder son intégrité est à la fois un défi politique et une vertu militante.

L’Algérie de toujours, celle de Abane et de Ben M’hidi sait ce qu’elle doit au RCD.

Les dernières élections locales sont un signe politique capital d’une mutation décisive qui a révélé les ressources insoupçonnées du peuple algérien.

Au côté d’une Kabylie meurtrie  que le RCD vient de réhabiliter dans ses valeurs et repères, de nombreuses autres régions de l’Algérie profonde se sont dressées, grâce au Rassemblement, pour affirmer leur détermination à assumer le combat de la démocratie. Le livre blanc que nous venons d’éditer témoigne de tout ce qu’il a fallu affronter le 29 novembre pour sauvegarder une partie de nos suffrages.

Peu importe que ces avancées ne soient pas admises ou reconnues par les clientèles d’un régime aux abois. Notre peuple, lui, les a enregistrées et compte les amplifier.
Les résistances spontanées qui se manifestent un peu partout, en marge des manœuvres du sérail, contre la régression despotique annoncée par la révision de la Constitution en sont l’une des manifestations les plus tangibles.

Au-delà des résultats, la pérennité de notre combat a crée une dynamique qui rassemble toutes celles et tous ceux qui savent qu’en 2008 la dignité et la survie de notre patrie passent par le dépassement du clientélisme politique qui a humilié l’Algérien et déstabilisé la Nation.

Nous avons été les premiers à opposer à la gestion clanique la culture du partenariat qui en appelle au respect de tous, au débat libre et à l’alternance.

Il ne s’agit plus de soumettre ou de dominer mais de s’imposer des relations qui établissent, dans la loyauté et la transparence, des compétitions faisant du choix des Algériens l’unique décideur.

Les manipulations et l’instrumentalisation de l’administration qui se déroulent sous nos yeux en vue de préparer une présidence à vie, indigne des luttes de notre peuple, démontrent que le pouvoir, toutes institutions confondues, s’est disqualifié en tant qu’arbitre et recours. Seule une observation internationale à la mesure de celles qui se sont imposées à tous les régimes despotiques, permettra au peuple algérien d’exprimer librement ses choix pour désigner ses représentants.

Assumant l’intégralité de ses fondements, le RCD a démasqué le clanisme et les volte-faces des apparatchiks, les obligeant à assumer leurs propos et positions.

Nous avons construit des structures et des cadres partisans qui fonctionnent selon les normes modernes. Ils ont résisté à toutes les attaques par ce qu’ils sont l’expression d’un contrat moral et d’une conviction politique partagés.

Nous avons élaboré un projet qui est revendiqué par tous, y compris ceux qui ont été nos tortionnaires.

Il s’agit maintenant de se donner les moyens de mener ces conquêtes à leur terme.

Dans un pays où l’opacité et l’opportunisme brouillent tous les repères, notre Rassemblement est vécu comme un parti de l’opposition déterminé, serein, crédible et performant.

Le temps du RCD arrive.

Celles et ceux qui ont cru pouvoir nous exclure de la gestion pour la maintenir dans les arcanes du régime devront déchanter.

L’opposition démocratique n’est pas seulement une force de contestation. C’est d’abord une alternative avec laquelle il faudra compter.

Nous avons le droit d’être fiers de notre parcours. Nous avons le devoir de garder le cap.

  

Bon anniversaire. A bientôt pour d’autres acquis.

 

Gloire à nos martyrs. Vive l’Algérie démocratique et sociale.

 

Said SADI

publié par Mouloud Oubekkou dans: rcd-souk-ahras
Dimanche 17 Février 2008

 

publié par Mouloud Oubekkou dans: rcd-souk-ahras
Lundi 11 Février 2008

C’est dans l’agréable complexe de la Mutuelle des matériaux de construction de ZERALDA que se sont retrouvés les 429 élus venus de toutes les régions d’Algérie pour débattre des objectifs, des statuts et du programme de la Fédéraion nationale des élus locaux (FNEL).

Après une nuit de débats en commissions, les membres fondateurs ont élu une Commission exécutive nationale de 31 membres et un Bureau exécutif composé de neuf élus.

La Présidence de la Fédération est revenue à Mr. BOUTATA Ahmed ; enseignant et Vice-président RCD de l’APW de BOUIRA ;

Dans son allocution de clôture le Président du RCD a déclaré que « la résistance citoyenne aujourd’hui c’est de construire pour redonner espoir au citoyen au moment où le pays sombre dans la gabegie. Nous sommes un peu comme ces Londoniens qui déblayaient les gravas après chaque bombardement pour reconstruire immédiatement leur ville. »

L’ONG américaine du NDI a aussitôt pris langue avec la nouvelle Fédération pour l’inviter à un grand séminaire de formation des élus. Pour sa part, Mr. Georges MORIN de l’organisation Cités-Unies a proposé à la FNEL de poser sa candidature pour adhérer à la structure présidée par le maire de Paris Bertrand DELANOE « Cités et gouvernements locaux unis » ( CGLU ) présente sur les cinq continents et qui est la plus organisation chargée de faire entendre la voix des élus locaux au niveau international.

Pour sa part, l’ambassadeur des USA a tenu à s’excuser dans la matinée pour cause de super Tuesday et s’est fait représenté.

Comme annoncé, les participants ont eu la primeur du livre blanc élaboré autour des élections locales du 29 novembre intitulé : «  Fraude électorale, décrépitude de l’Etat et espoir. »


publié par Mouloud Oubekkou dans: rcd-souk-ahras
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