
Le Rassemblement pour
Le constat est là, visible à travers tout le territoire national, et le fameux programme dont se réclament les partis de la coalition, jouant les relais du pouvoir, a vite montre ses limites parce que n'ayant aucune consistance que celle démagogique. C'est la réalité, elle est têtue, le RCD, notre parti d'opposition, n'a pas besoin d'en faire la démonstration.
Depuis plus de quarante ans, l’opposition démocratique a mené une lutte soutenue, assumant sa résistance citoyenne et produisant un projet de société tourné vers l’avenir à la hauteur des sacrifices et des espoirs de notre peuple. Nul ne peut aujourd’hui ignorer que les forces politiques qui composent le courant démocratique ont été souvent marginalisées et réprimées.
Toutefois, le Rassemblement pour
Notre engament est certaine tous les torts seront relevés et dénoncé, y compris dans nos propres structures car pour prétendre défendre le citoyen, il faut d'abord être soi-même sur de sa gestion. Ainsi les APC gérées par le RCD sont aujourd'hui les plus transparents du pays et nous n'avons jamais permis qu'un homme malhonnête de reste parmi nous. Cela veut dire également que nos candidats ont été choisis d'abord sur la base de leur intégrité et de leur sens aigu de l'intérêt général. Une fois élus, ils auront à faire face à des évaluations régulières et le RCD les engagera à rendre compte au moins une fois l'an devant une structure qui sera apparentée sous une forme ou une autre à un "jury citoyen"
Les élections locales du 29 novembre ne seront pas une échéance ordinaire. La persistance d’un système de corruption toléré, voire quasi revendiqué, en sus du danger bien connu de la pratique électorale frauduleuse, attestent que la perversion d’un acte citoyen qui se veut noble, si elle perdurait, précipiterait la nation dans le chaos.
Comme en 1954, les algériens sont appelés à se déterminer. Par un choix authentiquement citoyen, l’élection locale du 29 novembre, porte entière, les chances pour le pays d’un ancrage fort et durable dans la démocratie et la justice sociale.
La semaine a été rude. Un attentat contre le cortège du chef de l’Etat à Batna et un autre dans une caserne de la marine nationale à Dellys ont coûté la vie à des dizaines d’Algériens. Venant après les attaques perpétrées sur le Palais du gouvernement et Bab Ezzouar au mois d’avril 2007, les cibles, les revendications et le mode opératoire -par kamikaze interposé – ne laissent aucun doute sur les auteurs et les objectifs de cette nouvelle stratégie. Le terrorisme international est bien là et Al qaîda a définitivement choisi l’Algérie pour déstabiliser l’Afrique du Nord qui échappait jusque là à ses groupes. Ce faisant, la nébuleuse de Ben Laden fait d’une pierre deux coups : étendre son champ d’activités et investir la rive sud du bassin occidental de la Méditerranée en prévision d’opérations à venir sur le continent européen. C’est dire si ce développement est préoccupant. Pourtant, et pour ne pas déroger à une démarche suicidaire du pouvoir algérien qui dure depuis bientôt vingt ans, pas un responsable n’a seulement osé prononcer le nom d’Al qaïda qui, par ailleurs, ne fait mystère ni des ralliements dont elle bénéficie chez nous ni de ses intentions. Une fois de plus, on incrimine des capitales étrangères et le chef de l’Etat a courageusement accusé les extrémistes laïcs dont chacun sait qu’ils ont plus peuplé les cimetières qu’ils ne les ont fournis. Des apparatchiks, soudainement gagnés par la lucidité devant la tournure que prennent les évènements et qui commencent à découvrir les conséquences de leur soumission à une « charte de la réconciliation » qui avait à la fois disqualifié une résistance citoyenne exemplaire et déstructuré les services de sécurité, disent en aparté que le refus de nommer les responsables des attentats n’obéit même pas à des considérations politiques. Il s’agit de dire à Ben Laden que ‘’les dirigeants algériens n’ont rien contre lui pourvu qu’il accepte de les épargner.’’ Conviction, rancœur ou culpabilité de clients qui n’ont pas su dire non à une dérive criminelle en temps opportun ? Peu importe. Le commentaire a le mérite de révéler le désarroi et les oppositions latentes qui minent le sérail. Autant de fêlures dont saura tirer profit l’internationale terroriste qui, elle, n’a ni problème de stratégie ni d’objectifs. Comment peut-on déterrer les accusations des années soixante dix contre « l’ennemi extérieur jaloux de notre révolution » en 2007 sans soulever de sérieux doutes sur la cohésion du pouvoir et sa capacité à communiquer dans des termes un tant soit peu crédibles sinon dignes s’agissant, d’attentats qui endeuillent le peuple algérien et humilient l’Etat ? Pourquoi ne nomme-t-on pas ces capitales ? De telles agressions n’appelleraient-elles pas, au minimum, une rupture des relations diplomatiques ? Au lieu de s’entêter à esquiver ou fuir une réalité qui, de toutes façons, s’acharne sur nous, ne devrions-nous pas nous installer dans une coopération régionale face à un fléau enfin reconnu comme le problème du siècle ? Ne devrait-on pas se poser la question de savoir pourquoi Al qaîda a, pour l’instant en tout cas, manqué ses incursions au Maroc et en Tunisie supposés moins maîtriser la lutte antiterroriste ? La suffisance des acteurs qui sévissent en Algérie depuis 1962 n’aura pas seulement provoqué une des plus grandes contre-performances en matière de développement national, elle risque d’entraîner toute la région dans un chaos généralisé. Notre pays est le dernier dans tous les classements en matière de gouvernance. La flambée des prix du baril n’a pas rendu le pouvoir algérien plus sage, loin s’en faut. Notre administration a bourré en mai dernier les urnes avec une grossièreté jamais atteinte. Moins de quatre mois plus tard, le Maroc se voit félicité par la communauté internationale pour la transparence et la régularité de ses élections législatives. Quel rapport avec les attentats pourraient dire certains ? Il est évident. En définitive, l’Algérie est ciblée parce qu ‘elle n’a pas amorcé la légitimation de la conquête du pouvoir, de sa gestion et de son contrôle. C'est-à-dire que la crédibilité, et, au final, la stabilité de ses institutions sont compromises. Et cela Ben Laden l’a bien compris.
Nos officiels n’en finiront pas de nous surprendre. Après des scrutins qui ont vu le pouvoir actuel dépasser toutes les limites en matière de fraude, voilà le ministre de l’intérieur qui avait, dans un premier temps, salué la désaffection des électeurs comme une réaction citoyenne salvatrice dénoncer, maintenant, ce même désintérêt comme une forme d’incivisme qui, si l’on en croit les rumeurs, expose ses auteurs à une radiation pure et simple des listes électorales.
Passons sur la situation, pour le moins cocasse, où l’on voit une administration scélérate menacer de rétorsion des citoyens qui refusent de participer à une célébration massive et, pourquoi pas, joyeuse du détournement de leur voix. Le propre du stalinisme n’est-il pas, en plus de s’imposer par l’abus, de ne jamais tolérer que l’on oublie de manifester sa soumission voire sa gratitude aux dirigeants bien-aimés.
Le problème - nouveau- est que, dans l’autisme politique qui sévit dans le sérail, on ne prend même plus la peine de faire semblant de respecter les normes que les dirigeants ont eux-mêmes fixées. Jusqu’à preuve du contraire, au regard de la loi algérienne, le vote est libre et nul n’a le droit de décider de quoi que ce soit en fonction de la participation ou l’abstention de l’électeur.
On connaissait les rituels des campagnes de propagande des officines qui précèdent chaque élection où l’on distille des ‘’informations’’ annonçant des sanctions contre les pensionnaires et autres rentiers plus ou moins généreusement arrosés par le pouvoir et qui seraient tentés de ne pas voter mais jamais on n’avait encore osé dire de façon officielle que le citoyen devait, sous peine de perdre un droit civique cardinal, participer, sans rechigner, à l’organisation d’élections de plus en plus grotesques.
Sous d’autres cieux, ce genre de décision qui voit l’incohérence le disputer au burlesque, annonce généralement l’essoufflement de systèmes politiques trop longtemps coupés du réel. La vraie question est de savoir si l’inoxydable régime algérien échappera à cette règle.
Comme pour nous confirmer que, décidément, cet été est dédié à la fantasmagorie politique, voilà l’inénarrable Bélaïd Abdeslam qui réapparaît pour nous expliquer que si on lui avait laissé plus de temps dans son deuxième round il aurait fait mieux qu’au premier où on l’a vu sacrifier une génération de brillants cadres dans une ‘’industrie industrialisante’’ qui laisse en héritage une solide tradition des commissions occultes et un espace économique qui a transformé l’Algérie en gigantesque casse.
Celui qui disait dans un précédent ouvrage que Bouteflika était le pire des agents qui ont contrarié ses augustes visions, avant de se rallier à lui une fois devenu chef d’Etat, nous apprend qu’en fait le socialiste qu’il fut dans les années soixante-dix était un fantôme et que sa véritable conception a toujours été inspirée par l’islamo conservatisme. Parions que si la mode était aujourd’hui au gauchisme, notre inébranlable Bélaïd porterait col Mao et casquette avec foi et conviction. Abdeslam est pathétique : il s’aime et ne doute de rien. Il a beau accumuler les contre-performances, il trouvera toujours des responsables à qui imputer ses échecs. Et c’est vrai que là, on n’est déjà plus dans le champ politique. A des amis qui s’étonnaient de ne pas le voir répondre aux attaques adressées au RCD, Saïd Sadi eut cette réponse : ‘’ce cas ne me concerne pas plus que n’importe quel psychiatre algérien…’’.
Un ministre de l’intérieur sermonnant le peuple qui boude la fraude auquel fait écho un ancien chef du gouvernement outré qu’on ne lui ait pas donné plus longtemps le pays - sa chose- pour se défouler une dernière fois.
Maigre consolation. On n’est pas peut-être pas sorti de l’auberge mais on comprend mieux notre malheur.
| Le Président du RCD en Amérique du Nord. |
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Le Président du RCD a effectué une visite en Amérique du Nord qui l’a menée de Montréal (Québec) a New York et Washington (USA). Pendant son périple, Said Sadi a eu quatre rencontres avec les institutions américaines pour évaluer le travail des ONG de ce pays présentes en Afrique du Nord et discuter des possibilités de relancer et d’approfondir la coopération en matière de démocratisation du sous-continent nord africain. C’est ainsi que Said Sadi a rencontre au lendemain de la fête de l’indépendance des Etats-Unis successivement : - Le Président du NDI (National Democratic Institute), Kenneth Wallack, avec lequel il a débattu des possibilités de rapprochement et de coopération de cette importante ONG présente dans plus de 120 pays et qui vient d’assister a la surveillance de la dernière élection présidentielle et législative qui s’est déroulé au Nigeria. Ont participé a cette rencontre Mademoiselle Julie Denham, qui a représenté le NDI pendant 5 ans en Algérie et Mr. Jefferey England, responsable de la région Moyen Orient et Afrique du Nord de cette ONG. - Mr. Laith Kubba, directeur du Département Afrique du Nord et Moyen Orient de la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED). - Mr. Owen Kirby, responsable des programmes politiques du Moyen Orient et d’Afrique du Nord, au MEPI (Middle East Partnership Initiative )_. Enfin, Said Sadi, s’est entretenu au Département D’Etat avec Mr James Flowers, responsable du Desk Algérie. L’ensemble des partenaires américains qui ont suivi avec une réelle attention les dernières élections législatives Algériennes s’interroge sur la suite politique que peut connaître le pays après cet événement. L’autre sujet qui occupe les analystes et observateurs américains concerne la révision de la constitution, ses véritables motivations et ses éventuelles implications. Pendant cette visite, le Président du RCD a également rencontré des représentants d’associations de la communauté nationale basée au Canada et aux Etats-Unis. Tous ont signalé et déploré le comportement partial des représentations diplomatiques pendant le scrutin du 17 Mai 2007, et ont manifesté leur indignation devant des manœuvres qui ne contribuent pas a rassurer et rapprocher l’émigration de son pays d’origine. « Quelque soient les maladresses et les abus dont vous êtes victimes sachez que pour le RCD vous représentez un atout majeur pour toute alternative de développements de notre pays » a répondu Sadi Sadi qui a pris l’engagement de témoigner plus d’attention a la communauté algérienne établie en Amérique du Nord. |
| 14/07/2007 |


